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Les Echos (source AFP) 13-07-2010
Le gouvernement, qui veut réformer les mesures d'aides à l'accession à la propriété, envisage un «prêt à taux zéro verdi», a indiqué mardi la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, sur Radio Classique. Priée de dire si le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunts immobiliers ferait partie des niches fiscales que le gouvernement allait supprimer, l'hôte de Bercy a explique que «ce qui est envisagé actuellement, c'est de transformer le paquet d'aides au logement en un régime simple, utilisable par la majorité de nos concitoyens, pour accéder à la propriété».
«L'idée, c'est de favoriser un équivalent PTZ, c'est-à-dire un prêt à taux zéro qui soit verdi, qui encourage l'investissement dans la pierre en basse consommation, (...) et qu'on fusionne l'ensemble des autres aides à l'intérieur de ce prêt à taux zéro rénové», a-t-elle précisé «C'est un travail auquel Jean-Louis Borloo (ministre de l'Ecologie), Benoist Apparu (secrétaire d'Etat au Logement) et moi-même nous consacrons», a-t-elle poursuivi.
Benoist Apparu avait assuré la semaine dernière que rien n'était encore définitivement arbitré concernant le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunts immobiliers. Jean-Louis Borloo a de son côté évoqué «une accentuation du verdissement» de la fiscalité.
Le gouvernement doit présenter prochainement en conseil des ministres une réforme des aides à l'accession à la propriété applicable dès 2011. Actuellement, l'Etat consacre 7 milliards d'euros par an à cinq dispositifs : PTZ, Aide personnelle au logement (APL), Plan épargne logement (PEL), «Pass-Foncier», qui permet de payer le terrain après le logement, et crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunts immobiliers.
Christine Lagarde a par ailleurs redit que parmi les niches fiscales, deux lui tenaient «particulièrement à coeur»: «celles qui sont favorables à l'emploi» et celles «favorables à l'innovation», comme le crédit impôt recherche. Si elle entend «se battre» pour maintenir ces niches, Christine Lagarde a reconnu qu'à ce stade, elle avait «zéro garantie». «Au bout du compte l'objectif prioritaire, c'est la réduction des déficits», a-t-elle toutefois insisté.